Le Bloug de Julien Simon, auteur-scénariste

Quand je me drogue au cocktail sapin-vaccin

Ecrit le : 14 décembre 2009 | 7 commentaires >
Dans la catégorie : Les trucs qui passent par la tête

Aujourd’hui, jour de congé hebdomadaire. Ce n’est pas tant que c’est rare mais en cette période de Noël, d’achats compulsifs et de foule compacte amassée dans les couloirs de ma librairie, c’est plutôt appréciable. D’autant qu’après avoir travaillé samedi ET dimanche, toute la journée, ce petit lundi se laissait envisager sous les plus célestes augures.


Maintenant, quand on a une journée off, il faut savoir l’occuper. Je ne suis pas du genre à rester à la maison à ne rien faire. Je ne comprends même pas qu’on puisse rester devant la télé à regarder cinq épisodes de « 24 Heures Chrono à la suite ». Même Lost, même Buffy (oui, ça vous pose un problème qu’on puisse aimer Buffy ? Des philosophes américains se servent de cette splendide série pour illustrer leurs théories et leurs dogmes) finissent toujours par me laisser au bout de trois épisodes. C’est viscéral, la télévision à trop haute dose me donne la nausée. Alors il faut trouver autre chose.


Ce matin, je me suis levé assez tôt (car oui, je me lève souvent tôt durant mes jours de repos, histoire d’avoir le loisir de profiter du temps qui m’est imparti :  ne me dites pas que ça aussi vous pose un problème !) et après avoir ingurgité un petit déjeuner sommaire, puis gratouillé mollement les cordes de la guitare gisant nonchalamment sur le parquet, j’ai décidé qu’il était temps de prendre une décision quant à la direction qu’allait devoir prendre cette journée.


Comme s’il fallait que cette journée ait un sens, me direz-vous.


Alors d’abord, j’ai décidé d’être idiot.

Parce que j’étais un peu en colère, ce matin. Il faut dire que ça fait trois jours que mes voisins du dessus font la nouba le soir. Enfin, la nouba ou autre chose, c’est peut-être simplement que ce sont des débiles congénitaux qui ne savent pas (malgré mes remarques réitérées) que sauter à pieds joints sur du parquet mal isolé fait du bruit (surtout quand ma chambre est juste en-dessous). Certes, j’ai le sommeil un peu léger. Mais ça ne m’avait jamais réveillé pendant la nuit. Samedi soir, je suis donc monté à trois heures et demie, cheveux en pétard et tee-shirt Harry Potter sur pantalon en pilou (oui, la Fnac m’habille à l’occasion). Ça tombait bien, ils étaient en train de se faire livrer des pizzas par un type encasqué à l’air fortement ensommeillé, mais moins que moi. Alors comme par un réflexe vital mu par la simple volonté d’aller me rendormir au plus vite, j’ai sorti les mots tels qu’ils venaient. Ça a dû donner quelque chose comme ça.


JULIEN (la tête enfarinée, sur un ton assez sec) :

Il va falloir baisser d’un ton, s’il vous plait, parce que là, c’est juste pas possible, je suis en train de dormir et vous venez de me réveiller, alors vous allez baisser d’un ton, s’il vous plait (bis) !


Vous remarquerez que même dans l’énervement le plus prononcé, je maintiens les formules de politesse.

Puis je suis reparti à la même vitesse que j’étais venu, redescendant les escaliers en quatrième vitesse (et en claquettes de plage, c’est vous dire si j’avais de l’allure). Ceux qui m’ont « reçu » (en pleine gueule) n’étaient pas les locataires des lieux. Juste des invités qui ont dû se trouver aussi effrayés qu’apitoyés par mon air d’outre-tombe. La seule chose qu’ils ont pu répondre à mes imprécations fut de tourner la tête en direction du salon et d’appeler le locataire en question, qui n’a pas eu le temps de venir me faire coucou (j’étais déjà parti). Le diable a un nom. Il s’appelle Matthieu (j’en connais à qui ça va faire plaisir).


Et le lendemain matin, j’ai un peu regretté.

Oui.

Je m’en suis voulu. J’ai même failli remonter pour m’excuser d’avoir été un peu abrupt. Mais j’ai bien fait de ne pas le faire.

Parce que tout ça pour vous dire qu’ils m’ont aussi réveillés cette nuit, à grands coups de bottines cirées sur parquet et de rires gras probablement alcoolisés.


Ce matin, j’étais donc en l’occurrence assez fâché.


Alors j’ai décidé de commencer cette journée  d’une façon originale.

J’ai décidé de jouer au con, moi aussi.

Je lis Hunter Thompson en ce moment. Ça n’a pas arrangé les choses. J’étais assez motivé.


A neuf heures et demie, j’ai donc déplacé la chaîne hi-fi sous l’endroit où j’estime que se trouve leur lit, et après avoir poussé le volume presque au maximum, et mis un coussin sous l’enceinte pour ne pas trop peiner les voisins du dessous, j’ai mis une petite berceuse.



Autant vous dire que j’ai laissé tourner le disque jusqu’au bout : 55 minutes de pur bonheur. Personne n’est descendu, dommage. J’avais préparé une petite réponse toute faite pour expliquer que j’avais des voisins assez bruyants, qui parfois me provoquaient de légères insomnies, raison de mon lever si matinal. Laissant tourner le disque, j’ai pris une douche et siffloté gaiement. La journée commençait bien. J’espère que pour mes voisins aussi. En prévision d’éventuelles représailles, j’ai acheté des bouchons d’oreille en mousse. Des fois que la nuit ne porte pas conseil. Sans rire, je pense que mes voisins ont été entraînés par l’armée américaine aux techniques les plus raffinées de torture occidentale. Je vais devoir ne pas plier.


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Les bouchons d’oreille en question (Protect me, God, and give me strength)


Puis une fois propre, je suis sorti dans la perspective d’aller faire quelques courses (c’est toujours un bon moyen de commencer la journée, après avoir accompli une petite vengeance personnelle).

Et là, la bénédiction des cieux…


Dans ma boîte aux lettres, une petite missive brune estampillée « Ministère de la Santé ». Chic, ma convocation pour aller me faire vacciner contre la grippe A ! Depuis le temps qu’on nous serine avec ça…

Je dis chic non pas parce que j’aime me faire vacciner (même si ces derniers temps, j’en ai quand même fait pas mal, avec les rappels et la médecine du travail), mais parce que j’ai tout de suite vu dans cette lettre la perspective d’une expérience inédite. Aller me faire piquer le bras dans un gymnase crasseux, avouez qu’il y a de quoi être excité. Alors j’y suis allé. Et je n’ai pas été déçu.


D’abord, il y a ce type qui vous accueille à l’entrée.

Il ne vous laisse pas le temps d’expliquer. Il vous demande « c’est pour le vaccin, hein ? ». Je réponds que oui, hésitant un instant à lui répondre que non, c’est pour un tennis, mais je lis la lassitude dans ses yeux et l’accumulation de milliers de blagues toutes plus vaseuses les unes que les autres au creux de ses oreilles fatiguées me contraint à abandonner la partie. Il me dit « Allez là-bas » et m’indique la file d’attente. Je dis oui et j’y vais. Comme un petit soldat bien entraîné.

Le gymnase est vieux et ses murs sont en brique rouge. Il y a deux odeurs, et toutes les deux nettement discernables. D’abord, il y a celle du parquet. Ce sol qui a vu des dizaines de milliers de godasses puantes d’hormones de croissance se trainer à sa surface. Sur les murs, il y a des graffitis improvisés, la plupart écrits au stylo bille. Sur les fenêtres, en haut, des messages ont été tracés du bout du doigt dans la poussière accumulée. Ça dit « Casse-toi, pauv’con »… ça dit «  Brandy aime Fred »…  ça dit « Ta mère la pute ». Il y a des sexes en érection plus ou moins bien dessinés, mais en grande quantité. Ça donne un petit côté « j’ai 15 ans et je t’emmerde » à la scène.

Parce que sinon, pour l’autre odeur clairement identifiable, c’est plutôt une senteur d’hôpital, et de corps souffreteux. Les convocations n’ont pas encore été envoyées à la grande masse de population non considérée comme population à risque. Il y a surtout des vieux, dans la file d’attente. Des vieux et des mères avec des poussettes. Ça tremblotte mollement d’un côté dans sa gabardine à carreaux, et puis ça pleure de l’autre dans sa poussette encombrante. L’ambiance n’est pas à la rigolade.

Dans la file d’attente, la tension monte d’un cran. Il y a un pompier, un jeune au teint d’olive mais au visage très souriant, qui dit qu’aujourd’hui, ça va aller vite. Qu’il n’y a pas beaucoup de monde, vous auriez dû voir le week-end dernier, il y a avait deux heures d’attente rien que pour passer au point d’accueil.

Moi, j’attends mon tour tranquillement, la musique dans les écouteurs. Et puis lorsqu’enfin le type devant moi (un petit bonhomme tout penché sur sa droite, problème de hanche j’imagine, qui n’arrête pas de tousser d’une toux grasse et épaisse) s’avance vers le guichet, j’ai une vue qui maintenant embrasse l’ensemble de la scène.

Il y a des tables sur des tréteaux. Des panneaux de carton en guise de murs, pour séparer les espaces de vaccination. Sur les cartons branlants, on a écrit 1, 2, 3, 4 au marqueur noir. Il y a des dessins d’enfants scotchés derrière la table des médecins, un peu plus loin.

On m’appelle. Je donne ma convocation et mon passeport, parce que c’est marqué qu’il faut amener la convocation et une pièce d’identité. Moi, idiot, je m’exécute. Et la première chose qu’on me demande, c’est ma carte Vitale. Alors moi, je réponds que c’est pas marqué sur la convocation alors non, j’ai pas. On me demande si j’ai une attestation de mutuelle. Je dis non plus, et puis j’ai pas non plus ma carte de piscine, j’ai une carte de métro si on veut, mais là, ces trucs-là, c’était pas marqué sur la convocation.

La dame me dévisage puis finit par me demander ma pièce d’identité d’une air mou et blasé. Ben oui cocotte, il ne doit pas y avoir grand-monde qui te la donne, la carte Vitale, si c’est pas précisé sur le papier. Moi je suis bête. Il faut me dire les choses pour que je les comprenne. Je n’ai jamais été très doué avec les sous-entendus, de quelque nature qu’ils soient. Quand j’ai un truc à dire, je le dis. Si jamais j’organise un dîner, ou une séance de vaccination à la maison, et que je veux que vous ameniez votre carte Vitale, je vous le dirai, moi. Bon.

Elle me montre ma convocation, puis me demande de confirmer si c’est bien mon numéro de sécu écrit dessus. Je dis oui, parce que maintenant, à force, je sais le reconnaître (je ne le connais pas par cœur mais je sais le reconnaître). Elle finit par me donner les papiers à remplir, toujours mollement, et me dit de m’installer dans la deuxième queue (assise, celle-là). Je dis au revoir, bonne journée, par de réponse. Ici, on est poli mais on ne dit pas bonjour. Ici, on est poli, mais on ne dit pas au revoir. Sinon, ça fait trop de choses à répéter, comprenez.


J’attends mon tour.

Un autre pompier note de mémoire l’ordre de passage, et appelle les gens. Il est sympa, et puis il a une bonne tête. J’ai le numéro 981. On en est au 975. Ça va vite aujourd’hui, il le dit lui aussi. C’est comme un gimmick. Ils ont l’air détendus, presque soulagés, de ne voir qu’une petite trentaine de personnes faire la queue. Alors j’écoute les toux s’éteindre mollement dans l’air chargé de relents d’alcool à désinfecter. Et puis c’est mon tour.

Le médecin est plutôt vieux, mais gentil.

Je dis bonjour. Lui ne répond rien.

Il me dit Monsieur Simon.  Je dis oui.

Il me dit vous êtes sur la liste prioritaire ?

Je dis non, je crois pas, j’ai reçu la convocation ce matin, j’ai vu de la lumière et puis je ne suis pas un garçon compliqué, alors je suis venu dans la foulée.

Il a l’air déçu, et puis il dit que le ministère doit commencer à envoyer les convocations aux « autres ». Non, je ne suis ni un bébé, ni un grabataire, c’est vrai. Mais bon, j’ai ma convocation, les mecs.

Il me dit bon.

Il me dit vous avez des questions ? Je dis non, ça va.

Il me dit vous êtes le client parfait. Je réponds oui, on me dit ça tout le temps. Il doit toujours y en avoir pour poser dix mille questions, pour avoir l’air anxieux, pour se demander si le vaccin ne va pas leur faire pousser un troisième bras ou leur filer un cancer. De toute façon, qu’est-ce qu’on en sait ? Moi, j’en sais rien, en tout cas.

Puis il sourit et m’explique calmement qu’il va falloir que je patiente à la troisième file d’attente, derrière la barrière. Le dernier palier de décompression avant la piqûre. Je dis bonne journée, il dit suivant. Je m’assois un peu plus loin. Derrière la barrière.

Je laisse un vieux monsieur passer devant moi, parce que j’ai reçu une bonne éducation, mine de rien, puis l’infirmière m’appelle. C’est une brune, sûrement plus jeune que ma sœur, sans doute une étudiante en médecine, ou une infirmière. Sympa, elle de demande si je suis droitier. Je dis oui, pourquoi, on va finalement le faire, ce tennis ? Elle me demande de découvrir mon épaule gauche, imbibe un petit coton avec une solution alcoolique et me pique avec une toute petite seringue. Ça dure trois secondes, et puis elle sourit et dit que c’est fini. Je réponds merci, je remets mon manteau et je dis bonne journée.


Elle me dit merci, vous aussi.

Tiens.


Un coup de tampon plus loin, je ressors vacciné. Un petit couple de vieux se tient bras dessus bras dessous sur l’esplanade du gymnase. Eux aussi viennent de se faire vacciner, et parlent d’aller prendre une collation un peu plus loin, dans une brasserie un peu chic. L’homme peine à tenir debout et s’appuie autant sur son épouse que sur sa canne, mais il a la conversation alerte et enjouée. Un étrange sentiment me parcoure.

Il fait beau.

Et soudain, je sens les effets du vaccin se répandre dans mes veines. Je viens de comprendre en quoi consistent ses effets secondaires.


Parce que maintenant, je me retrouve avec une soudaine envie folle de faire un sapin de Noël… Alors que ce matin, je me suis juré mes grands dieux que je n’en ferais pas.

Pourquoi j’en ferais un, après tout, un sapin, c’est fait pour déballer les cadeaux en dessous, non ? Alors que les cadeaux, nous allons les déballer le 25, chez mes parents.


Ça n’a pas de sens.


Et pourtant, je sens cette envie me traverser et agir en moi comme une onde fluctuante. J’en ai vraiment envie. Peu importe ce que j’ai dit ce matin. Il faut que je fasse un sapin.

Parce que les voilà, les vrais effets du vaccin. Pourquoi croyez-vous que la campagne de vaccination commence au mois de décembre, et d’abord sur les personnes âgées et les enfants ? Parce que c’est bientôt Noël, et que ce vaccin vous donne simplement envie d’aller acheter des trucs. N’importe quoi, pourvu qu’on achète. Les vieux ont de l’argent (c’est ce qu’on dit, non ?) et les enfants font leur liste au Père Noël.

Normal, donc, de les passer en patients prioritaires. Je comprends maintenant l’air déçu du médecin. Il a dû se dire que c’était du gâchis de me filer un vaccin à un type avec un si faible pouvoir d’achat.


Bref.

J’ai acheté mon sapin. Il est dans le salon. Ça prend de la place, ce truc.

Mais il faut avouer, c’est joli.

Et puis ça sent bon.


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AVANT

 

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PENDANT

 

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APRES


C’est bientôt Noël, les amis.

Et si vous vous faites vacciner, ce sera encore mieux. Croyez-moi.


C’est vraiment de la bonne.






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7 commentaires

  • Emilie dit :

    ha ha ha!!! on a bien rigolé avec freddy en lisant ton article, surtout le passage avec les voisins, car nous l’avons vécu en direct. Tu n’as pas donné tes impressions sur les boules quies mais j’espère qu’elles font effet. Bravo pour le sapin, je me doutais bien que tu craquerais!

  • Etienne dit :

    Qu est ce qu il ne faut pas faire pour être comme tous le monde… En 1 piqure d’une infirmière, tu deviens « normal », heureusement cela ne dur pas… lol
    Une bonne journée en somme
    bise

  • Romy dit :

    Tu m’as trop fait rire!
    Il est choupinou ton sapin!

  • Mémé dit :

    Moi j’y crois.

  • Elodie dit :

    perso, je retiens surtout que seule l’infirmière fait preuve de politesse… CQFD.
    et félicitations pour ton « esprit de noël », ça fait plaisir et c’est très drôle!
    biz

  • mum dit :

    je viens de passer un bon moment. C’est un vrai conte de Noël et la chute est vraiment drôle. Ton sapin est magnifique ! Je suis sure que le Père Noël y sera sensible !

  • Céline dit :

    Cet article est extra!

    Nous avons également eu de belles séances très similaires avec nos voisines du dessus. La fille = 75 ans, et sa mâmââân = 96 ans : gémissant, crachant et délirant à haute voix soir, nuit et matin. Et bien, j’ai honte (enfin pas tellement), elle est dead hier!!! Et on a même failli fêter ça avec Marc!

    En tous cas, je compatis, nous sommes montés les voir 3 fois, et nous rencontrions un mur (la fille ébourriffée et cernée à n’en plus finir) à chaque fois ou presque (elle avait sûrement peur de Marc, car elle était très compatissante et polie avec lui).

    Anecdote : Alors que ça faisait plusieurs jours que nos repas du soir étaient fades (on n’en pouvait plus des délires, gémissements, et détails de l’infirmière à la voix de poissonnière qui hurlait « allez on vous change la couche »! invariablement vers 20h30…) et que je dormais extrêmement mal, elle m’a une fois répondu : « je suis choquée! Avez-vous des grands-parents? Vous devriez avoir honte!!! Vous n’avez qu’à mettre du coton sur les canalisations, ça masquera le bruit. Ma mère va bien, elle souffre juste d’un peu de vieillesse…bla bla bla ». Marc est monté pour m’aider à affronter cette vieille couette, et il a explosé (c’est rare de sa part) : « cette histoire n’est pas finie, vous entendrez parler de moi jusqu’à ce que la situation siot arrangée! blablabla ». Moi, entre temps, les hormones de ma grossesse aidant, j’étais retournée à l’appartement, en pleur et fébrile (c’est dire si la situation était grave car, par exemple, Marc ne m’a vu pleurer que 2 fios en 6 ans). En fait, j’aurais juste aimé qu’elle s’excuse et qu’elle fasse qqe chose pour sa mère qui à mon avis aurait dû être dans un institut.

    Et bien, le lendemain de cette altercation, elle a été amenée par les pompiers et nous ne l’avons plus entendue puisque she’s dead!

    Sinon, je leur avais aussi fait le coup de la musique à fond (Madonna) mais j’ai vite arrêté par rapport aux autres voisins. J’ai aussi hurlé à la mort « c’est pas bientôt fini » (comme Michel Blanc dans les « Bronzés font du Ski »)…

    En tous cas, les boules quies que tu as acheté sont supers, je portais les mêmes…

    A très bientôt. On vous appelle pour faire une petite soirée avec Valeska!

    Biz

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Bonjour ! Je suis un jeune auteur/scénariste de 28 ans, installé à Paris.

Après des études de cinéma, et plus particulièrement de réalisation, j’ai décidé il y a plusieurs années de poursuivre mon exploration des différentes facettes du métier de raconteur d’histoire à travers l’écriture. Depuis, je surfe sur les différents modes d’expression dramatique que sont le scénario, la pièce de théâtre mais aussi la nouvelle et le roman. Vous trouverez sur le site une sélection de quelques uns de mes écrits, ainsi que des extraits téléchargeables. Vous pourrez également consulter mes projets de scripts ou de romans en cours. N’hésitez à venir jeter un œil sur le blog, où vous pourrez suivre mes péripéties en temps (presque) réel !

Mais ce n’est pas parce que j’ai des projets personnels ( et heureusement ! ) que je ne suis pas intéressé par vos propositions de collaboration. Vous pourrez trouver mes contacts dans la rubrique dédiée. Producteurs, réalisateurs, éditeurs, et peut-être même scénaristes et auteurs, vous êtes ici chez vous ! (essuyez-vous les pieds avant d’entrer, tout de même).



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